§13 — L’épanouissement de chacun exige une coresponsabilité courageuse où chaque acteur — scientifiques, entrepreneurs, éducateurs, législateurs — apporte sa part, selon la logique de la subsidiarité, les divergences pouvant devenir des énergies créatives guidées par une responsabilité partagée.
INTRODUCTION › Édifier dans le bien
Le texte du paragraphe — §13
En troisième lieu, construire un monde où chacun peut s’épanouir exige une coresponsabilité courageuse. Aucune main ne suffit, à elle seule, à supporter le poids des défis pesant sur le monde ; et aucune n’est si faible qu’elle ne puisse apporter sa contribution : « La puissance se déploie dans la faiblesse » (2 Co 12, 9). À chacun sa partie du mur : scientifiques et chercheurs, entrepreneurs et travailleurs, éducateurs et législateurs, société civile, mouvements populaires et communautés de foi. Telle est la logique de la subsidiarité qui valorise la coopération entre les générations, entre les peuples, entre les disciplines et les cultures comme voie royale pour favoriser la stabilité, la prospérité et la paix. Les tensions et les divergences ne doivent pas faire peur : elles peuvent devenir des énergies créatives lorsqu’elles sont guidées par une responsabilité partagée.
Les affirmations qu’il éclaire
Laurent Alexandre
- Nuance — La classe politique ignore la technologie et doit rester aux mains des humains : L’encyclique confirme que le pouvoir doit rester aux mains des humains, mais elle n’exclut pas les politiciens du chantier : les législateurs ont leur partie du mur dans la responsabilité partagée des défis du monde.