§142 — Les parents ne peuvent résister seuls aux modèles économiques qui monétisent l’attention des mineurs, d’où une alliance politique-école-famille et des mesures législatives fixant des limites d’âge et responsabilisant les plateformes.

Chapitre 4 - Préserver l’humain dans la transformation - Vérité, travail, liberté › La vérité comme bien commun › Une alliance éducative pour l’ère numérique

Le texte du paragraphe — §142

Il est difficile pour les parents de résister seuls au conditionnement des modèles économiques qui monétisent l’attention et le temps. C’est pourquoi une alliance entre les responsables politiques, les institutions éducatives et les familles est indispensable, afin d’apporter un soutien concret aux adultes dans leur devoir. Il faut s’opposer, par des choix publics à long terme, aux intérêts immédiats des plateformes – concentrées entre quelques mains – lorsqu’ils vont à l’encontre du bien-être des mineurs. Dans cette perspective, il convient de prendre des mesures législatives qui fixent des limites d’âge, responsabilisent les fournisseurs de services – sans faire peser la charge de ces restrictions sur les familles – et prévoient des protections spécifiques contre toute forme d’exploitation et de violence sexuelle en ligne, afin de protéger véritablement l’enfance et l’adolescence en tant que biens précieux confiés à nos soins. Dans le même temps, il faut éduquer les enfants, les adolescents et les jeunes afin qu’ils apprennent à reconnaître les manipulations, à défendre leur dignité et à respecter celle des autres, y compris dans les environnements numériques.

Les affirmations qu’il éclaire

Laurent Alexandre

  • Opposition — L’Europe est un nain technologique qui se réglemente elle-même : Là où Laurent Alexandre moque la réglementation comme la spécialisation d’un continent déclinant, le pape affirme que des choix publics à long terme contre les intérêts immédiats des plateformes sont indispensables pour protéger l’enfance.

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