§148 — Depuis Rerum novarum, le Magistère fait du travail la clé essentielle de la question sociale : par lui la personne répond à l’appel de Dieu, contribue au bien commun et construit quelque chose en coopération.
Chapitre 4 - Préserver l’humain dans la transformation - Vérité, travail, liberté › La dignité du travail dans la transition numérique › La valeur du travail
Le texte du paragraphe — §148
Depuis la naissance de la Doctrine sociale, avec Rerum novarum, l’Église a attiré l’attention sur la protection des travailleurs et sur la nécessité de lutter contre toute forme d’exploitation. Mais, surtout, le Magistère a reconnu dans le travail « la clé essentielle » pour comprendre l’ensemble de la question sociale, car c’est à travers lui que la personne développe de nombreuses dimensions de son existence. C’est dans cette perspective que l’on comprend également la grande intuition de saint Benoît de Nursie, qui a uni la prière et le travail en indiquant l’activité quotidienne comme partie de la réponse de la personne à l’appel de Dieu. Créés à l’image du Créateur, par nos œuvres nous prolongeons les siennes, nous contribuons au progrès de la société et à la construction du bien commun, nous mettons à profit les capacités reçues, nous améliorons et embellissons le monde, nous soutenons nos familles, nous entrons dans des relations de coopération et nous apprenons à construire ensemble, dans l’écoute et le dialogue, quelque chose que personne ne pourrait réaliser seul.
Les affirmations qu’il éclaire
Laurent Alexandre
- Accord — L’IA ne supprime pas le travail mais transforme les métiers : Le paragraphe confirme que le travail ne disparaît pas : il demeure le lieu où la personne développe les dimensions de son existence et coopère avec autrui, ce que Laurent Alexandre admet aussi en disant que le travail changera sans mourir.