§151 — Le pape rappelle que le chômage est un grave mal social et relève que, dans la quatrième révolution industrielle, l’innovation est souvent accueillie au seul titre de la réduction des coûts et des profits, engendrant de nouvelles formes de précarité et d’inégalité et un risque réaliste de contraction rapide des emplois.

Chapitre 4 - Préserver l’humain dans la transformation - Vérité, travail, liberté › La dignité du travail dans la transition numérique › Le problème du chômage

Le texte du paragraphe — §151

Saint Jean-Paul II a rappelé que le chômage est un mal grave qui, surtout lorsqu’il prend des proportions massives, peut devenir une véritable calamité sociale, qui interpelle tout particulièrement la responsabilité de l’État. Aujourd’hui, dans la quatrième révolution industrielle, cette préoccupation s’accentue car l’innovation n’est souvent accueillie qu’en fonction de la réduction des coûts et de l’augmentation des profits. Dans certains contextes, il est réaliste de craindre une contraction significative et rapide des emplois disponibles, avec un effet domino qui touche profondément les familles, les jeunes et les économies locales. Dans de nombreux secteurs, cela se traduit déjà par de nouvelles formes de précarité et d’inégalité, avec des rémunérations très élevées pour une minorité hautement spécialisée et des salaires de plus en plus bas pour une grande partie de la population active.

Les affirmations qu’il éclaire

Laurent Alexandre


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