§188 — Une culture de la puissance s’installe, où la capacité de dominer dicte l’ordre du jour, relègue le bien commun au second plan, normalise la guerre et alimente un faux réalisme selon lequel il n’existerait pas d’alternative.

Chapitre 5 - La culture du pouvoir et la civilisation de l’amour › La culture du pouvoir

Le texte du paragraphe — §188

Dans le monde actuel une culture de la puissance s’installe progressivement, où la disponibilité des moyens et la capacité de dominer tendent à dicter l’ordre du jour et les critères de décision, en reléguant le bien commun de l’humanité au second plan et en réduisant le drame concret des peuples en guerre à une variable secondaire face aux intérêts stratégiques. Cette culture de la puissance s’infiltre dans la société, modifie les relations et les comportements, se répand en normalisant la guerre, en recherchant une puissance militaire toujours plus grande, en profitant de la crise du multilatéralisme et en alimentant un faux réalisme qui répète qu’il n’existe pas d’alternatives.

Les affirmations qu’il éclaire

Laurent Alexandre

  • Nuance — La classe politique ignore la technologie et doit rester aux mains des humains : Le paragraphe rejoint l’idée que la technologie ne doit pas dicter les décisions politiques, mais il inverse le diagnostic : pour le pape, le danger n’est pas un pouvoir politique ignorant la technologie, c’est une culture de la puissance qui substitue la domination à la recherche du bien commun.

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