§241 — Le pape conclut avec l’image de Néhémie, qui reconstruit Jérusalem pierre après pierre : à l’ère de la transformation numérique, il appelle à entrer sur les chantiers de l’histoire pour relever ce qui s’est écroulé plutôt qu’à rester spectateurs, même quand les logiques technocratiques semblent l’emporter.

CONCLUSION › Le chantier de notre époque

Le texte du paragraphe — §241

En regardant vers l’avenir, je souhaite rappeler l’image de Néhémie que nous avons choisi au début de ce parcours comme compagnon et figure de référence. Néhémie entend le cri d’une ville meurtrie, porte cette douleur dans la prière, discerne devant Dieu, demande de l’aide, obtient la permission de partir, organise le travail, affronte les résistances internes et externes et, pierre après pierre, reconstruit avec le peuple les murs de Jérusalem. Je vois en lui une parabole lumineuse de notre vocation à être, à l’ère de la transformation numérique, non pas des spectateurs résignés face aux fractures sociales et culturelles, ni de simples commentateurs des ruines, mais des femmes et des hommes qui entrent sur les chantiers de l’histoire – laboratoires de recherche, entreprises technologiques, écoles, médias, institutions, communautés locales – pour relever ce qui s’est écroulé et protéger ce qui est exposé. Comme Néhémie, nous sommes, nous aussi, appelés à allier écoute et courage, prière et responsabilité, afin que la cité des hommes devienne plus vivable, même lorsque les logiques technocratiques et les intérêts partisans semblent prévaloir.

Les affirmations qu’il éclaire

Laurent Alexandre


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