§52 — Au-delà des dignités morale, sociale et existentielle, il existe une dignité ontologique qui appartient à chaque être humain du simple fait qu’il existe, voulu et aimé par Dieu, qu’aucun échec ou exclusion ne peut atteindre.
Chapitre 2 - FONDEMENTS ET PRINCIPES DE LA DOCTRINE SOCIALE DE L’ÉGLISE › Les fondements de la Doctrine sociale › L’égale dignité de tous les êtres humains
Le texte du paragraphe — §52
Quand nous parlons de dignité, nous n’utilisons pas toujours ce mot de la même manière : nous faisons parfois référence à la dignité morale, c’est-à-dire à la manière dont une personne oriente ses choix et ses actes ; d’autres fois, nous pensons à la dignité sociale, c’est-à-dire aux conditions de vie de la personne et au respect concret que la société lui accorde ; dans d’autres cas encore, nous faisons référence à la dignité existentielle, c’est-à-dire à la manière dont une personne perçoit la valeur d’elle-même et de sa propre vie. Ces dimensions de la dignité peuvent croître ou diminuer. Au-delà de ces significations, cependant, il existe un niveau plus profond, le plus important qui consiste en la dignité ontologique. C’est la dignité qui appartient à chaque être humain du simple fait qu’il existe, qu’il a été voulu, créé et aimé par Dieu : aucun péché, aucun échec, aucune humiliation, aucune exclusion ne peut porter atteinte à la valeur profonde d’une vie humaine que Lui-même a voulue et appelée à l’existence.
Les affirmations qu’il éclaire
Laurent Alexandre
- Opposition — Les différences d’intelligence sont majoritairement génétiques : Le pape répond que la valeur d’une vie humaine ne se mesure pas à ses capacités intellectuelles : la dignité ontologique reste entière indépendamment des déterminismes génétiques que l’affirmation met en avant.