§72 — Les États et institutions supranationales doivent garantir des règles justes afin que les communautés locales, les écoles, les universités et les corps intermédiaires participent au discernement sur les choix numériques.
Chapitre 2 - FONDEMENTS ET PRINCIPES DE LA DOCTRINE SOCIALE DE L’ÉGLISE › Les principes de la Doctrine sociale › Le principe de subsidiarité
Le texte du paragraphe — §72
Dans ce contexte, les États et les institutions supranationales sont appelés à garantir des règles justes et des protections efficaces, afin que les communautés locales, les corps intermédiaires, les écoles, les universités, les réalités ecclésiales et associatives puissent avoir leur mot à dire et contribuer au discernement sur les choix qui affectent la vie des personnes : travail, accès aux services, gestion des données et environnements numériques. Dans les choix relatifs aux flux économiques et aux plateformes numériques, dans la gouvernance des données et des algorithmes, on ne peut permettre que seuls quelques acteurs orientent les processus, il faut au contraire construire des formes de coopération qui respectent les différents niveaux de la communauté mondiale et les rendent co-responsables du bien commun.
Les affirmations qu’il éclaire
Laurent Alexandre
- Accord — La classe politique ignore la technologie et doit rester aux mains des humains : L’encyclique rejoint Laurent Alexandre sur la nécessité d’un pilotage politique : elle confie aux États et aux institutions le soin d’encadrer les plateformes et les algorithmes, tout en élargissant ce contrôle à tous les niveaux de la communauté plutôt qu’à quelques acteurs.