§9 — La technique, talent confié à l’humanité, peut soigner, relier et éduquer mais aussi diviser et engendrer de nouvelles injustices ; concrètement elle n’est pas neutre car elle porte le visage de ceux qui la conçoivent et l’utilisent.
INTRODUCTION › Deux icônes bibliques
Le texte du paragraphe — §9
À la lumière de ces deux icônes, l’Esprit Saint nous interpelle aujourd’hui sur notre rapport à la technique et à la révolution numérique en cours. Les découvertes scientifiques sont un talent confié à l’humanité afin qu’elle le fasse fructifier (cf. Mt 25, 14-30). La technologie peut soigner, relier, éduquer, protéger la Maison commune ; mais elle peut aussi diviser, rejeter, engendrer de nouvelles injustices. En théorie, elle n’est pas en soi une solution aux problèmes de l’humanité, tout comme elle n’est pas en soi un mal ; mais concrètement, elle n’est pas neutre, car elle prend le visage de ceux qui la conçoivent, la financent, la régulent et l’utilisent. C’est pourquoi le premier choix ne se situe pas entre un “oui” ou un “non” à la technologie, mais entre bâtir Babel ou reconstruire Jérusalem ; entre un pouvoir qui prétend dominer le ciel et un peuple qui, en présence de Dieu, se met à travailler de manière unie pour relever les murs de la cohabitation fraternelle.
Les affirmations qu’il éclaire
Laurent Alexandre
- Accord — Les risques existentiels de l’IA sont réels : Le pape rejoint l’idée d’une technologie ambivalente, source de risques mais aussi de protections possibles, en précisant que cette ambivalence dépend de ceux qui conçoivent, financent, régulent et utilisent la technique.