§126 — L’humanité ne doit être ni remplacée ni dépassée : elle peut accueillir les progrès de la technique pour soulager les souffrances à condition de ne pas renier sa capacité de relation et d’amour, et l’authentique « plus qu’humain » ne vient pas d’une divinisation technologique mais de la grâce.
Chapitre 3 › Ce que nous ne pouvons pas perdre › La limite, le cœur, la grandeur de l’être humain
Le texte du paragraphe — §126
C’est précisément cette imbrication d’institutions justes, de témoignages crédibles et de fidélités quotidiennes qui entretient l’espérance et indique une direction : faire progresser la technique sans faire régresser le cœur. C’est pourquoi l’humanité – magnifique et blessée – ne doit être ni remplacée ni dépassée : elle peut accueillir les progrès de la technique pour soulager les souffrances et ouvrir de nouvelles possibilités, à condition de ne pas renier ce qui fait d’elle ce qu’elle est, c’est-à-dire la capacité de relation et d’amour. À ce stade, une question décisive s’impose : s’il existe un authentique “plus qu’humain”, où se trouve-t-il ? La foi chrétienne y répond en indiquant un accomplissement qui ne découle pas d’une divinisation technologique, mais de l’opération de la grâce de Dieu reçue dans le Christ.
Les affirmations qu’il éclaire
Laurent Alexandre
- Opposition — L’humanité doit se réformer et s’augmenter pour demeurer complémentaire de l’IA : Le pape répond que l’humanité n’a pas à s’augmenter pour demeurer complémentaire : elle doit être conservée dans ce qu’elle est, et son accomplissement ne vient pas d’une augmentation technique mais de la grâce reçue dans le Christ.
- Opposition — L’humanité est en train de se transformer en dieux technologiques (Homo Deus) : L’encyclique conteste l’homme-Dieu tout-puissant par la technologie : le « plus qu’humain » authentique, selon la foi chrétienne, est un accomplissement qui ne découle pas d’une divinisation technologique.