§125 — À côté des signes publics existe une trame cachée de témoins et de « martyrs du quotidien » — parents, infirmiers, médecins, bénévoles, personnes auprès des âgés ou des exclus — qui montrent que le bien exige persévérance et conversion.

Chapitre 3 › Ce que nous ne pouvons pas perdre › La limite, le cœur, la grandeur de l’être humain

Le texte du paragraphe — §125

À côté de ces signes publics, il existe une trame plus cachée mais décisive : les communautés religieuses qui choisissent des lieux pauvres et dangereux ; les martyrs de la fraternité et de la justice comme saint Maximilien Marie Kolbe, saint Oscar Romero et le bienheureux Enrique Angelelli, ainsi que des témoins qui ont incarné, dans des conditions difficiles et souvent inhumaines, l’espérance de l’Évangile et la dignité de l’homme, comme le vénérable François-Xavier Nguyễn Văn Thuận. Et, surtout, les “martyrs du quotidien” qui soignent, éduquent, accompagnent, consolent sans faire de bruit, comme les parents, les infirmiers, les médecins, les bénévoles, les personnes qui restent aux côtés d’une personne âgée ou d’un exclu. Leur témoignage montre que le bien ne se fait pas de manière automatique, mais qu’il exige de la persévérance, de la mémoire et une conversion qui rend capable de recommencer même après les défaites.

Les affirmations qu’il éclaire

Laurent Alexandre

  • Opposition — Les robots sont préférables aux humains pour prendre soin des personnes âgées : Le pape répond que le soin des personnes âgées et des exclus est précisément le lieu d’une fidélité quotidienne silencieuse dont le témoignage montre que le bien ne se fait pas automatiquement : il conteste l’idée que des robots pourraient être préférables à ces personnes qui accompagnent et consolent.

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