§150 — L’automatisation et l’IA transforment la structure du travail, et les nouvelles façons de travailler peuvent déqualifier les travailleurs et les soumettre au rythme des machines, d’où des systèmes centrés sur la personne.
Chapitre 4 - Préserver l’humain dans la transformation - Vérité, travail, liberté › La dignité du travail dans la transition numérique › La valeur du travail
Le texte du paragraphe — §150
Aujourd’hui, l’imbrication entre l’automatisation, la robotique et l’IA transforme rapidement la structure même du travail. Selon certains, cela apportera de grandes améliorations pour tous. En réalité, les “nouvelles façons” de travailler ne sont pas nécessairement meilleures « alors que l’IA promet de stimuler la productivité en prenant en charge des tâches ordinaires, les travailleurs sont souvent contraints de s’adapter à la vitesse et aux exigences des machines, au lieu que ces dernières soient conçues pour aider ceux qui travaillent. Ainsi, contrairement aux avantages annoncés de l’IA, les approches actuelles de la technologie peuvent paradoxalement déqualifier les travailleurs, les soumettre à une surveillance automatisée et les reléguer à des tâches rigides et répétitives. La nécessité de suivre le rythme de la technologie peut éroder le sentiment d’autonomie des travailleurs et étouffer les compétences innovantes qu’ils sont appelés à apporter à leur travail ». C’est précisément pour éviter cette dérive qu’il faut concevoir des systèmes centrés sur la personne et non seulement sur la performance.
Les affirmations qu’il éclaire
Laurent Alexandre
- Nuance — L’IA ne supprime pas le travail mais transforme les métiers : Le pape accepte la transformation rapide du travail mais conteste que ce changement soit nécessairement améliorant : la déqualification, la surveillance automatisée et la perte d’autonomie montrent que la transformation peut aussi appauvrir le travailleur.