§164 — Orienter l’économie vers la dignité exige des critères stables à l’ère de l’IA : transparence et contrôle des décisions algorithmiques, inclusion et accès, et mesures d’équité fiscale et sociale, qui rendent l’innovation viable et humaine.

Chapitre 4 - Préserver l’humain dans la transformation - Vérité, travail, liberté › La dignité du travail dans la transition numérique › Une économie qui valorise la dignité

Le texte du paragraphe — §164

Concrètement, orienter l’économie vers la dignité signifie adopter certains critères d’action stables, même à l’ère de l’IA. Tout d’abord, la transparence et la responsabilité : lorsque les données et les algorithmes influencent l’octroi de crédits, la sélection du personnel, l’accès aux services ou aux opportunités, il est nécessaire que les décisions soient compréhensibles, contestables et soumises à un contrôle, afin que la personne ne soit pas réduite à un simple profil. En second lieu, l’inclusion et l’accès : les bénéfices de l’innovation doivent s’accompagner d’investissements dans les compétences, les infrastructures et les services essentiels, afin que la technologie ne creuse pas davantage le fossé entre ceux qui ont et ceux qui n’ont pas. Enfin, des mesures d’équité : la fiscalité, la protection sociale et les politiques industrielles doivent corriger les déséquilibres créés par la concentration de la richesse et du pouvoir. Ces critères ne sont pas un frein à l’innovation : ils la rendent, en réalité, viable et humaine.

Les affirmations qu’il éclaire

Laurent Alexandre

  • Nuance — L’IA pourrait servir à gouverner sans corruption : Le pape pose des conditions que l’auteur admet aussi — le contrôle des données et des décisions — mais il exige que les décisions algorithmiques restent compréhensibles, contestables et soumises à un contrôle humain, la personne ne devant pas être réduite à un simple profil.

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