§24 — La Doctrine sociale est un patrimoine de principes, ni un répertoire de solutions techniques ni un modèle économique ou politique, et se propose comme soutien au discernement commun.
Chapitre 1 - UNE PENSÉE DYNAMIQUE FIDÈLE À L’ÉVANGILE › La sagesse de la Parole et le dialogue avec les sciences humaines
Le texte du paragraphe — §24
Nourrie par ce dialogue fécond entre l’Évangile et les savoirs humains, l’Église a progressivement approfondi sa Doctrine sociale, faisant mûrir au fil du temps un patrimoine de sagesse doté d’une cohérence théologique et anthropologique enracinée dans la vision chrétienne de la personne. Précisément parce qu’il naît de la foi et de sa compréhension de la réalité, ce patrimoine ne se traduit pas en répertoire de solutions techniques ni en modèle économique ou politique à opposer à d’autres : il appartient à un registre différent, celui des principes qui orientent la lecture des événements et soutiennent une interprétation évangélique des processus historiques comme des choix qu’ils impliquent. C’est de là que découle la fonction propre de la Doctrine sociale qui ne prétend pas se substituer aux responsabilités de la politique et des institutions, mais s’offre comme soutien au discernement commun, en aidant à reconnaître et à promouvoir ce qui sert la dignité des personnes, la vitalité des communautés et le bien de tous.
Les affirmations qu’il éclaire
Laurent Alexandre
- Opposition — Le revenu universel est un bon sentiment qui mène à l’enfer social : Le pape rappelle que la Doctrine sociale ne se traduit pas en modèle économique à opposer : le revenu universel, que Laurent Alexandre rejette comme fiction de la Silicon Valley, relève justement de ces solutions techniques que l’encyclique refuse d’ériger en réponse, laissant le discernement sur les principes qui servent la dignité des personnes.