§23 — L’Église considère les chercheurs sincères de vérité comme des alliés et juge essentielle la contribution de la philosophie et des sciences humaines pour analyser les dynamiques de notre temps, sans prétendre offrir une parole définitive.
Chapitre 1 - UNE PENSÉE DYNAMIQUE FIDÈLE À L’ÉVANGILE › La sagesse de la Parole et le dialogue avec les sciences humaines
Le texte du paragraphe — §23
L’Église considère comme compagnons de route tous ceux qui cherchent sincèrement « la vérité, la bonté, la beauté », en les considérant comme « de précieux alliés » dans la défense de la dignité de chaque personne et dans la sauvegarde de la création. En adoptant le style pastoral du Concile Vatican II invitant à écouter, discerner et interpréter les signes des temps, et éclairée par la sagesse de la Parole, l’Église ne craint pas la rencontre avec le savoir humain. La Parole de Dieu offre des critères fiables pour orienter les chemins de la justice et ouvrir des voies de réconciliation et de paix entre les êtres humains. Lorsqu’il s’agit d’appliquer ces critères aux situations complexes de notre temps, la contribution de la philosophie et des sciences humaines et sociales s’avère essentielle, car elles aident à comprendre et à analyser plus en profondeur les dynamiques culturelles, économiques et politiques. Saint Jean-Paul II rappelait que l’Église accueille la contribution des sciences sociales « afin d’en tirer des indications concrètes dans l’accomplissement de ses tâches magistérielles ». La confrontation avec ces savoirs n’affaiblit pas la force de l’Évangile ; au contraire, elle permet de discerner avec plus de lucidité ce qui favorise réellement la vie des personnes et des communautés. Dans la continuité de cette perspective, le Pape François soulignait que l’Église ne prétend pas offrir « une parole définitive » sur de nombreuses questions spécifiques, mais elle reconnaît l’importance d’écouter la recherche scientifique et de favoriser un dialogue sérieux et loyal entre les chercheurs tout en accueillant la diversité des opinions.
Les affirmations qu’il éclaire
Laurent Alexandre
- Nuance — Laurent Ferry est le seul philosophe français sérieux sur l’IA : Le pape reconnaît la contribution essentielle de la philosophie à l’analyse des dynamiques de notre temps, mais il la conçoit comme un dialogue plural où la diversité des opinions est accueillie, ce qui contredit l’idée qu’un seul philosophe sérieux travaillerait la question de l’IA.