§53 — La dignité fondamentale ne s’acquiert pas, ne se mérite pas et ne se démontre pas : elle est infinie et inconditionnelle, comme l’a résumé la Déclaration Dignitas infinita.
Chapitre 2 - FONDEMENTS ET PRINCIPES DE LA DOCTRINE SOCIALE DE L’ÉGLISE › Les fondements de la Doctrine sociale › L’égale dignité de tous les êtres humains
Le texte du paragraphe — §53
C’est pourquoi la dignité fondamentale de chaque personne ne s’acquiert pas, ne se mérite pas et n’a pas besoin d’être démontrée. La récente Déclaration Dignitas infinita a offert une synthèse des convictions de l’Église sur ce point : « Une dignité infinie, qui repose de manière inaliénable sur son être même, appartient à chaque personne humaine, au-delà de toute circonstance et quel que soit l’état ou la situation dans laquelle elle se trouve », c’est-à-dire toujours et de manière inéluctable. Cette dignité de chaque être humain peut être qualifiée d’infinie, comme l’a fait saint Jean-Paul II, pour deux raisons : parce que l’amour de Dieu qui l’appelle à l’amitié avec Lui est infini, et parce qu’elle est absolument inconditionnelle, en ce sens que, même en cherchant à l’infini, on ne trouvera jamais rien qui puisse la supprimer ou la réfuter.
Les affirmations qu’il éclaire
Laurent Alexandre
- Opposition — L’intelligence individuelle ne vaut plus rien face à l’IA : L’encyclique s’oppose à l’idée que la valeur d’une personne dépende de la valeur de son intelligence : une dignité qui n’a pas besoin d’être démontrée ne peut être entamée par le décrochage du QI humain face à l’IA.