§63 — L’État doit harmoniser avec justice les intérêts en jeu sans laisser de côté les plus faibles, sous peine de voir les inégalités augmenter quand la politique se réduit au court terme.
Chapitre 2 - FONDEMENTS ET PRINCIPES DE LA DOCTRINE SOCIALE DE L’ÉGLISE › Les principes de la Doctrine sociale › Le principe du bien commun
Le texte du paragraphe — §63
Il incombe à l’État de garantir la cohésion, l’unité et une organisation équitable de la société civile, afin que le bien commun puisse être véritablement recherché avec la contribution de chacun. Cela signifie concrètement que les pouvoirs publics ont pour tâche délicate d’« harmoniser avec justice » les différents intérêts en jeu, en recherchant un équilibre entre biens particuliers et bien commun, sans laisser de côté les plus faibles. Lorsque la politique renonce à une vision à long terme et se réduit à des calculs à court terme ou à des logiques d’opposition, le langage du bien commun perd en crédibilité et les inégalités comme les fractures sociales augmentent.
Les affirmations qu’il éclaire
Laurent Alexandre
- Opposition — L’Europe est un nain technologique qui se réglemente elle-même : Le pape défend la tâche des pouvoirs publics d’harmoniser les intérêts et de rechercher l’équilibre entre biens particuliers et bien commun, ce qui contredit la réduction de la réglementation européenne à de simples bons sentiments.
- Nuance — La classe politique ignore la technologie et doit rester aux mains des humains : Le pape partage le constat d’une politique défaillante dont l’absence de vision à long terme accroît les fractures, mais il maintient que l’action publique reste la garante de la cohésion sociale.