§147 — Une alliance éducative renouvelée éduque à la sobriété, à la limite, à la responsabilité et au bien commun, et l’école doit offrir ce que le numérique seul ne peut donner : du temps partagé et des relations de confiance.
Chapitre 4 - Préserver l’humain dans la transformation - Vérité, travail, liberté › La vérité comme bien commun › Le rôle central de l’école
Le texte du paragraphe — §147
La Doctrine sociale de l’Église invite les familles, les écoles, les communautés chrétiennes et les institutions publiques à une alliance éducative renouvelée. Celle-ci se concrétise lorsque les principes fondamentaux se traduisent en objectifs éducatifs : éduquer à la sobriété et au sens de la limite ; éduquer à la reconnaissance du droit, de l’autre et de ceux qui viendront après nous, à jouir des biens qui nous sont donnés ou que l’ingéniosité humaine rend disponibles ; éduquer à la liberté et à la responsabilité ; éduquer au sens de la transcendance et au bien commun. L’école n’est pas appelée à courir après la rapidité du monde numérique, mais à offrir ce que le numérique seul ne peut donner : du temps partagé pour apprendre et des relations de confiance.
Les affirmations qu’il éclaire
Laurent Alexandre
- Opposition — L’IA doit personnaliser l’enseignement et devenir une formation obligatoire : Le pape refuse que l’école coure après la rapidité du monde numérique, y compris une généralisation précoce de l’IA, et lui assigne des finalités que la technologie ne peut pas fournir.
- Accord — L’IA ne peut procurer le sentiment d’être inspiré par un modèle humain : L’encyclique affirme que le numérique ne peut donner ce que l’école offre — temps partagé et relations de confiance —, ce qui va dans le sens de l’incapacité de l’IA à inspirer par un modèle humain.