§71 — Dans la révolution numérique, la subsidiarité vise les grandes entreprises et plateformes qui exercent un pouvoir de fait sur la vie en communauté : leurs processus doivent être transparents, responsables et soumis à une participation réelle.

Chapitre 2 - FONDEMENTS ET PRINCIPES DE LA DOCTRINE SOCIALE DE L’ÉGLISE › Les principes de la Doctrine sociale › Le principe de subsidiarité

Le texte du paragraphe — §71

Le principe de subsidiarité s’applique de manière particulière dans le contexte de la révolution numérique. Ici, le niveau supérieur n’est pas l’État, mais chaque grand acteur économique et technologique exerçant un pouvoir de fait sur les conditions de la vie en communauté. Le niveau qui concentre les compétences, les données et le pouvoir décisionnel est constitué d’entreprises et de plateformes définissant les conditions d’accès, les règles de visibilité, les formes de relation et même les opportunités économiques. La subsidiarité exige que ces processus ne soient pas imposés d’en haut de façon opaque et unilatérale, mais qu’ils soient orientés vers le bien commun à travers la transparence, la responsabilité et des formes réelles de participation (contrôles indépendants, transparence sur les algorithmes, accès équitable aux données, dispositifs de recours).

Les affirmations qu’il éclaire

Laurent Alexandre

  • Nuance — La classe politique ignore la technologie et doit rester aux mains des humains : Le pape admet que le pouvoir de décision numérique est aujourd’hui exercé par les acteurs technologiques, mais il refuse qu’il s’exerce de façon opaque et unilatérale : il exige des contrôles indépendants et une participation des communautés, ce que l’ignorance technologique des politiciens dénoncée par Laurent Alexandre rendrait impossible.

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